Lettre ouverte aux patrons réalistes
(suite de
l'article) |
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| Si nous prenons le cas de la France
parmi les pays européens, on constate un taux de chômage en
constante progression depuis plusieurs années, et il a dépassé
à nouveau le taux des 10%, ce qui représente plus de
2.461.600 personnes sans emploie (statistiques du Ministère
du Travail du 25 février 2005). |
Il existe pourtant une solution radicale et simple pour supprimer
le chômage.
Il est vrai qu'il existe aussi d'autres solutions plus limitées,
mais certainement pas celle de supprimer les 35 heures, pour au
moins une raison fort simple :
Les salariés français sont considérés par une étude
internationale indépendante comme les plus rentables pour chaque
heure de travail effectuée.
On peut donc facilement considérer qu'en 35 heures de travail par
semaine, ils couvrent facilement les 39 ou 40 heures que
voudraient leurs faire réaliser certains dirigeants français.
Il existe pourtant plusieurs solutions et plus particulièrement
l'une d'entre elle, dont nous parlerons plus bas. Mais elle passe
par le respect de la loi et le contrôle, ce qui n'est pas très
dans l'air du temps, en ce moment, dans les sphères dirigeantes.
Mais au paravent, nous voudrions mettre le doigt sur un problème
bien plus grave qui ne permet pas d'appliquer la solution que nous
préconisons, s'il n'est pas pris immédiatement des mesures fermes
et radicales sur le sujet suivant :
Il ne s'agit pas de réformer une énième fois l'ANPE, qui en
aurait bien besoin vu son inefficacité à remplir sa tâche première.
Il s'agit en fait de donner aux inspecteurs du travail en France
la liberté d'effectuer leur métier dans la sérénité totale en
l'absence de toutes pressions politique ou économique.
En effet, il semble qu'ils travaillent actuellement sous une
pression très forte en provenances des instances gouvernementales,
régionales, locales, juridiques et économiques, et ce, à tous ces
niveaux d'influences.
Il suffit pour s'en convaincre de savoir qu'en France, en 2004,
60% des 15.000 constats de fraude effectués par les inspecteurs et
inspectrices du travail n'ont été suivis d'aucune amende - on se
demande bien pourquoi ?
Il semble également que leur nombre soit volontairement limité
à 1300 agents, ce qui leurs permet de contrôler seulement une société
3 fois sur une période de 11 années (on croit rêver).
Ce chiffre de 1300 inspecteurs du travail en France est bien
entendu inférieur à la moyenne européenne, ce qui démontre
encore une volonté de limitation et de non respect des bons
conseils de l'Europe.
Ne serait-il pas possible de transférer quelques milliers de
fonctionnaires (pas de "bureaucrates",
s'il vous plait) de la où il y en a pléthore, pour aller aider ces
inspecteurs du travail à travailler sur le terrain et à réaliser
constats et contrôles dans les meilleures conditions ?
Tous ceci, pour en arriver à la solution proposée, qui passe
bien sûr par des inspecteurs du travail en nombres suffisant, qui
seraient libérés de toutes les pressions, pour leur permettre de
travailler vraiment au profit des Français, de leur niveau de vie
et donc de la consommation pour le bien de tous :
Il faut absolument trouver une astuce vraiment sérieuse
pour obliger les sociétés, employeurs et entreprises à
embaucher en continu.
Elles ont presque toutes démontré, depuis de longues années,
que leur but principal était exactement à l'opposé, il faut les y
aider, surtout pas avec d'autres subventions, mais par un système
fort simple :
il faut supprimer la possibilité de faire des heures supplémentaires
payées et les heures supplémentaires gratuites doivent être
interdite et considérée comme du travail au noir.
Les quotas d'heures supplémentaires autorisées devraient être
extrêmement faibles, par exemple un maximum de 10 heures par an et
par salarié, il serait d'ailleurs préférable que ce taux soit de
zéro en réalité, car plus facile à contrôler, et ce, pour
obliger à l'embauche de façon constante et continue.
Bien sûr cela doit concerner toutes les catégories de salariés,
y compris et même surtout les cadres, qui ont pris l'habitude de se
promouvoir à coup d'heures supplémentaires gratuites offerte à
leur patron, en espérant se faire bien voir, et en fait, pour leur
plus grand malheur matériel et psychologique.
Bien sûr cette mesure ne peut fonctionner que si les inspecteurs
du travail peuvent vérifier et contrôler dans d'excellente
condition, qu'aucune heure supplémentaire n'est réalisée.
Que ces mêmes inspecteurs puissent sanctionner les contrevenants
avec des amendes importantes et immédiatement applicables sans
qu'ils subissent aucune pression pour les faire supprimer ou
simplement retarder leur paiement !
Que les salariés puissent légalement et facilement refuser
toutes les pressions pour effectuer des heures supplémentaires
payantes et à plus forte raison gratuites ! heures supplémentaires
gratuites qui doivent être considérées, nous le redisons, comme
du travail au noir, et sanctionné comme tel !
Que soient installées des facilités importantes pour le
mi-temps, le quart temps, le tiers temps et autres, pour permettre
aux employeurs de couvrir par ce type d'emploie un faible nombre
d'heures supplémentaires si cela est nécessaire !
Que ces emplois, qui sont limités en nombre d'heures, soient payés
vraiment plus cher que le même travail en contrat à durée indéterminée
.
Que petit à petit la lutte contre les heures supplémentaires
devienne une attitude habituelle et normale de tout un chacun !
Et vous pouvez être sûr que le chômage suivrait une
courbe descendante très rapidement.
Mais il y a un gros problème, c'est que les employeurs et plus
particulièrement un des leurs, en la personne de Monsieur le Baron
Antoine Séllière, vous expliquerons à coup sûr et à grand
renfort de trémolo dans la voix, que cela va créer une surchauffe
très importante, et que ça, c'est bien pire que le chômage !
Et vous savez quoi, ils ont tort ! car la réalité c'est
qu'il est difficile et pénible de bien gérer des embauches
nombreuses et continues - c'est sûr, il faut se mettre à
travailler, à créer et à gérer mieux !
Vaut-il mieux du chômage et une économie qui s'effondre, ou un
peu de surchauffe qui obligera les employeurs à chercher de vraies
solutions de gestion pour cette masse de travailleurs à embaucher.
Mais en vérité, le pire, c'est que les employeurs ne
disposeraient plus de ce réservoir de chômeur qu'ils aiment tant
en réalité, pour pouvoir gérer leurs manques et surtout pour
maintenir une pression constante sur les salaires (c'est si facile).
En fait, ils n'ont rien compris, car actuellement, c'est eux, qui
bloquent la croissance d'un pays, par la baisse de la consommation
en servant des salaires de plus en plus faibles à un nombre de
travailleur de plus en plus petit, à cause de leur aversion totale
pour l'embauche, pour la gestion et pour la promotion des êtres
humains et des citoyens que sont tous ces salariés.
Le seul et unique but des entreprises, des sociétés et des
actionnaires d'aujourd'hui devrait être de fournir le plus de
salaire possible au plus grand nombre possible, tout en maintenant
l'entreprise en vie, voilà le seul et vrai but à poursuivre
aujourd'hui.
Et c'est à partir de ce type de coefficients que devrait se créer
la liste des meilleures sociétés du monde (rapport entre nombre
d'embauches, masse des salaires et dividendes) et non pas sur
d'autres facteurs de moins en moins réalistes.
Personne ne devrait jamais plus pouvoir penser ou dire, même sur
le ton de la plaisanterie :
Ah si on pouvait faire tourner une boite sans salariés, et pourquoi
pas sans clients tant que vous y êtes ! C'est malheureusement ce
que pensent encore un certain nombre de patrons et d'actionnaires.
Ces aussi ce qui ce dit dans les milieux de l'enseignement du "TQM".
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