Jean Pascal COURAUD a-t-il
été assassiné sur ordre ?
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Jean-Pascal COURAUD a "disparu" depuis 12 ans,
tout le monde pense qu'il aurait été
assassiné ; rendez vous compte un journaliste assassiné en France,
personne n'aurait pu penser que cela puisse arriver un jour ! Certains
y ont rêvé, mais il y en a un qui l'a fait !
(lire la suite)
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Au cours d'une perquisition,
une lettre en forme de testament a été retrouvée chez l'ex-président de Polynésie le dénommé Gaston FLOSSE.
Près de douze ans après la disparition à Tahiti du journaliste Jean-Pascal COURAUD,
surnommé JPK, l'enquête judiciaire avance.
Cette enquête semble inquiéter l'ancien président de la Polynésie française,
Gaston
FLOSSE, 77 ans.
Depuis la disparition de JPK,
la justice de Polynésie, a donné l'impression de patauger et de faire du surplace.
Aujourd'hui, le Juge d'instruction Jean-François REDONNET
et les policiers de la Division nationale des investigations financières (DNIF) avancent plus rapidement.
Le magistrat n'a pas hésité, par exemple,
à perquisitionner au siège de la Direction générale de la sécurité extérieure (DGSE, les services secrets) et au domicile de Gaston
FLOSSE.
L'hypothèse " officielle " d'un suicide par noyade du journaliste perd ainsi peu à peu de sa crédibilité.
Et de plus en plus d'éléments et de témoignages concordants indiquent que JPK,
devenu gênant, aurait été tué par des mercenaires à la solde du pouvoir local : un commando formé de quatre hommes qui l'auraient noyé au large de Papeete.
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Jean-Pascal COURAUD dit "JPK"
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"Se taire c'est être
complice" JPK
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I. Élément nouveau : une lettre manuscrite
Au cours d'une perquisition, en septembre, les policiers ont retrouvé dans le tiroir du bureau de Gaston
FLOSSE, à son domicile, une confession non signée, mais attribuée à Vetea
CADOUSTEAU, ancien membre du Groupement d'intervention de la Polynésie (GIP), une sorte de milice privée.
Deux analyses graphologiques sont en cours pour vérifier l'authenticité de cette lettre.
Vetea CADOUSTEAU ne pourra pas être entendu par la police, il a été retrouvé dans la montagne le 24 janvier 2004, mort, un coup suspect à la tête.
L'autopsie a conclut à une chute accidentelle.
Impossible, le rapport d'autopsie précise que le corps a été retrouvé sans chaussures, alors qu'il était censé chasser.
La lettre retrouvée chez Gaston Flosse commence par le texte suivant :
"Je me nomme Vetea CADOUSTEAU. j'écris ce testament car je sais que je serai tué dans quelque temps car j'ai participé à l'assassinat de
COURAUD. J'ai réfléchi à ce qui s'était passé et je n'arrive pas à vivre
avec ça. (...) Je vais vous dire comment, pourquoi, pour qui j'ai exécuté COURAUD".
Celui qui semble être CADOUSTEAU raconte comment lui et trois autres membres du GIP,
qu'il cite nommément, ont embarqué le journaliste ("et un dossier") dans une voiture, puis sur un
bateau :
"Nous avons reçu l'ordre par Félicien de faire le nettoyage de Couraud."
Ils auraient alors attaché les pieds de COURAUD à "4 gros blocs de ciment ",
auraient navigué vers Moorea, auraient accroché leur victime " à une corde et une chaîne " et l'auraient fait descendre plusieurs fois dans l'eau, en lui demandant de dire où se trouve le dossier.
L'auteur de la lettre écrit par la suite que les quatre hommes, après avoir téléphoné à un certain " Réré ", ont lâché le corps, qui "est parti dans le fond".
Le lendemain, selon le récit, " Félicien " les a félicités.
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Source : lesnouvelles.pf
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Gaston et JPK
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II. Cette lettre confirme un précédent témoignage
"Félicien" désignerait Félicien MICHELONI, l'un des deux ex-agents de la DGSE qui dirigeaient un service de renseignement mis en place par
Gaston FLOSSE (l'autre s'appelle André YHUEL).
Car si Gaston FLOSSE avait sa garde prétorienne, il avait aussi son propre service de barbouzes.
Ce n'est pas la première fois que leur nom
apparaissait dans ce dossier pour le moins confus.
Pour Félicien, toute cette histoire n'est qu'une "affaire politico financière" montée de toute pièce, " la lettre testament est bidonsky ".
Ce n'est pas non plus la première fois que l'interrogatoire fatal de JPK est raconté.
En octobre 2004, Vetea GUILLOUX, employé au GIP, avait affirmé que COURAUD avait été noyé, le corps lesté de parpaings, par des agents du GIP qui s'en étaient vantés un soir de beuverie. (Voir la vidéo)
Vetea Guilloux avait été pris pour un fou et avait été condamné à une peine de prison ferme pour "déclarations mensongères et dénonciation calomnieuse".
L'enquête a, depuis, failli tomber en panne, plusieurs fois. Elle a repris sous l'impulsion du juge
REDONNET.
III. L'affaire du compte japonais "de Jacques CHIRAC
Les proches de JPK, sa famille comme son ancien ami Maître Dominique des ARCIS, ont aujourd'hui la conviction que la disparition du journaliste est liée à une enquête que Jean-Pascal
COURAUD menait sur les financements politiques.
En arrière fond de ces soupçons, l'affaire du "compte japonais de Jacques
CHIRAC.
En février 2007, le frère de JPK, Philippe COURAUD, avait rencontré Maître Dominique des ARCIS, également avocat du journaliste, dans un café.
Ce dernier, racontera par la suite Philippe COURAUD, lui aurait alors affirmé qu’il a été en possession d’informations relatives à des transferts de fonds de Polynésie française vers un compte ouvert au Japon au nom
de Jacques CHIRAC.
Interviewé par Rue89 en janvier 2008, l'avocat avait démenti avoir prononcé le mot "Japon".
Mais il reconnaît que l'enquête que JPK et lui menaient sur le financement politique de la campagne de CHIRAC en 1995 peut très bien avoir été à l'origine de l'enlèvement supposé du journaliste.
De l'enquête qu'avaient mené JPK et des ARCIS, il reste une note de 13 pages.
"...CHIRAC et GASTON ont été ensemble au JAPON en juillet et en août. Or chacun sait que les cours de la perle noire de Tahiti sont entre les mains des Japonais."
IV. Gaston FLOSSE crie au scandale
Gaston FLOSSE a raconté aux policiers que "quelqu'un" lui a fait parvenir ces documents, mais qu'il n'a pas cru bon de les livrer aux autorités judiciaires parce qu'il avait "trouvé cette affaire
farfelue" :
"J'ai jugé que ce document n'était pas très intéressant pour l'affaire en
cours",
déclare-t-il aux policiers qui l'interrogent.
Il considère que ces confessions "inventées" font partie d'une manœuvre montée contre lui par ses adversaires politiques.
Mais si ce testament était farfelu, pourquoi l'avoir "archivé" dans son bureau, lui ont demandé les policiers en septembre
dernier ?
Réponse du sénateur :
"S'il y avait une quelconque réalité du récit, j'aurais fait disparaître ce document."
Détail troublant :
le "testament", un texte écrit à la fois à la main et à la machine, a été trouvé dans le tiroir droit du bureau de
Gaston FLOSSE, dans une grande enveloppe.
A l'intérieur de la grande enveloppe se trouvait une plus petite enveloppe,
également adressée à Flosse, contenant un relevé d'identité bancaire et une demande de rendez-vous manuscrite.
Selon le journal Monde, qui a révélé une partie du contenu des documents trouvés au domicile de Gaston Fosse,
à Pirae, le juge "s'intéresse aussi au crash d'un avion, en 2002, dans lequel a péri Boris
LEONTIEFF, le rival politique historique de Gaston FLOSSE", et dont JPK était très proche.
En attendant, le sénateur pourrait être poursuivi pour délit d'entrave à la
justice : fût elle anonyme, non datée, et de source inconnue, la pièce qu'il s'est abstenue de communiquer au juge est directement liée à l'enquête.
Le 29 décembre, Gaston Flosse avait déjà réagi à ces informations par un communiqué posté sur son blog, pour faire part de son "effarement
" :
"Le sénateur Gaston Flosse précise qu’il s’est contenté de recevoir une
lettre anonyme, relatant de prétendues révélations sur cette affaire, tout comme Oscar
TEMARU, en 2004, avait reçu le témoignage de Vetea GUILLOUX. Quand on sait que
Vetea GUILLOUX a été condamné à de la prison ferme pour son témoignage, il n’y
a aucune conclusion hâtive à tirer de ce document."
Il trouve "proprement scandaleux que la presse et ses détracteurs continuent de parler d’enlèvement et de meurtre de Jean-Pascal
COURAUD puisque, après plus de 10 ans depuis la disparition du journaliste, rien ne vient étayer cette thèse".
Sur son blog, il n'accuse pas les opposants locaux, mais carrément les services de l'Etat français :
"A l’heure où le sénateur Gaston FLOSSE joue un rôle déterminant dans
la réconciliation politique en Polynésie française, il ne peut que s’interroger sur
l’intérêt de certaines autorités de l’Etat à manipuler sciemment des informations
judiciaires dans le seul but de tenter de faire barrage à un consensus politique
qui n’a pas l’assentiment de certains à Paris : pure coïncidence ou volonté
délibérée ? "
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