EUROPE - CONSTITUTION 14 AVRIL 2005
Allocution du Président
Français
(lire l'article du
14 avril 2005) |
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3 mai 2005 :
Lors de son discours du 3 mai 2005 sur France3 Monsieur Jacques
Chirac a dit aux français :
"On ne peut pas dire : je suis européen et je vote Non à
la constitution européenne" |
3 mai 2005 :
Lors de son discours du 3 mai 2005 sur France3 Monsieur Jacques
Chirac a dit aux français :
"On ne peut pas dire : je suis européen et je vote Non à
la constitution européenne"
Encore une fois, comme dans son discours
du 18 mars 2005 le président des français se permet d'insulter
les citoyens de France en ayant ce propos inacceptable.
Il faut savoir que parmi ces citoyens insultés il y en a un grand
nombre qui on votés pour vous ! Et que ce sont les mêmes qui vont
faire pencher la balance en votre défaveur en 2007.
Finalement, ne pensez-vous pas qu'ils sont peut être plus européen
que vous ne l'avez jamais été vous même, si on se reporte à
votre interview
du 25 avril 1980 sur RMC.
16 avril 2005 :
Les sondages sont en augmentation suite à la prestation de Monsieur le
Président jacques Chirac : 56% pour le "non" chez
Ipsos et Csa par rapport au dernier 54%.
14 avril 2005
Allocution du Président de République Française
Oui Monsieur le Président des Français, vous avez raison de le dire,
"il est utile de voter le 29 mai 2005 pour l'Europe".
Car l'abstention n'est pas une façon de faire valoir sa désapprobation pour ce
traité.
C''est bien le non qui représente le seul vrai vote confirmant la désapprobation à ce traité, il faut donc aller voter.
C'est la raison pour laquelle nous allons certainement constater une lutte extrêmement faible contre l'abstentionnisme dans les jours
qui vont précéder ce référendum du 25 mai 2005.
Il semble que personne n'ai vraiment aidé ces 80 jeunes
participants à construire leurs questions, sauf pour certains dont on sentait la patte de la droite ou de l'UMP, tant la question était politiquement bien construite et bien orientée.
Vous nous dites que "la "SIEG"
a les mêmes droits que les services publics" - ne pensez-vous pas Monsieur le Président que c'est aller un peut vite que de dire cela ? En fait les entreprises publiques restent sous le contrôle national cela est bien vrai, sauf a se faire petit a petit concurrencer par la directive "services" qui prône la concurrence.
Il est vrai que le secteur de la santé, le leasing des voitures, les facteurs
et quelques autres services ne sont pas inclus dans cette directive.
Mais si ces quelques professions sont protégées, c'est qu'il y a bien un risque pour les autres à cause de cette directive "Bolkestein" ou directive "Services".
Il va falloir expliquer à vos partenaires européens comment se fait-il, qu'il y a quelques années vous aviez tous acceptés la plus part des principes de cette directive
"Bolkestein", et qu'aujourd'hui, vous voulez revenir dessus ; cette question est aussi valable pour la gauche socialiste comme pour la droite.
A ce sujet les résultats de "la remise à plat" de
cette directive "Services" ne seront connus qu'après le
29 mai 2005, bien sûr, et Monsieur Bolkestein lui même, nous dit qu'il n'est
pas question qu'elle soit remise à plat, qui croire ?
Et finalement il est vrai que c'est la commission qui décidera.
Vous nous dites que "ce référendum pouvait se transformer en plébiscite" contre quelqu'un ou contre une façon de
gouverner ?
Point du tout Monsieur le Président, c'est une vue de l'esprit de vos conseillés.
En effet, les Français sont en train de dévaliser les librairies pour acheter un traité de constitution "neutre", car ils veulent comprendre et voter en connaissance de cause.
Et vous savez quoi, plus il lise, plus ils vous écoutent, plus ils comprennent que les politiques qui ont construit ce texte ont voulu essayer de les berner.
Cela les rend fous furieux, et c'est une des raisons de l'envol du
non, sauf si les sondages sont truqués pour faire peur, ce que
pensent certaines personnes de divers mouvements politiques de
droite.
Vous nous dites que "la France serait amoindrie si le non
l'emportait et que "ce traité ne pourrait pas être
renégocié".
Cette affirmation est fausse et vrai à la fois, le traité ne sera pas renégocié, c'est certainement vrai, mais les attitudes en Europe vont totalement changer et cela va enfin commencer à devenir
intéressant ; peut-être va t'on enfin se mettre à penser qu'il y
a des citoyens européens en Europe ?
Si le non l'emporte, la France ne perdra pourtant pas de siège au Parlement ?
A oui c'est vrai, nous avons oublié que ce n'est pas le Parlement qui est important, puisqu'il n'a que peu de
pouvoir.
Ce qui est important c'est le nombre de commissaires à la commission car c'est elle qui est importante, c'est aussi le nombre de ministre au conseil des Ministres, c'est cela qui vous fait dire que la France sera amoindrie.
Si c'est le cas, il fallait vraiment que la convention s'y prenne autrement pendant ces 18 mois de travail.
Le choc sera certainement très important, d'autant plus que d'autres pays voteront non, et c'est là que le Gouvernement de
l'U.E. va pouvoir reconsidérer la séparation des pouvoirs en rendant au Parlement européen le droit de proposer des lois, ce qui permettra de ne pas laisser les pleins pouvoir à la commission et au conseil.
Le gouvernement de l'U.E. va pouvoir donner aux citoyens européens le droit de proposer des lois et
d'obliger la commission à les faire voter par le Parlement et les mettre en application comme en Suisse avec
un minimum de un million de pétitionnaires citoyens.
Ces deux seuls changements justifieraient à eux seuls le vote non que vous allez devoir supporter.
Quant au libéralisme économique, lui il est inévitable, vous avez raison, mais la convention et les traités précédents auraient pu
trouver des solutions un peu plus humaines, vous en conviendrez !
Ce n'est pas le cas aujourd'hui dans cette constitution, on a l'impression que les 108 membres de la convention ont totalement oublié qu'il y avait des citoyens dans les pays d'Europe et on a l'impression qu'ils n'ont pensé qu'à eux
et aux élites politiques !
Nous avons appris de la bouche d'un jeune présent, qu"environ 50.000 étudiants se
prostituent en France pour poursuivre leurs études", ce
même jeune a avoué au Président de la République Française en personne,
qu"il était obligé de travailler au noir" !
Il y a vraiment de quoi avoir honte, vous ne trouvez pas Monsieur le Président ? il y a vraiment quelque chose de pourri au centre du royaume, mais il est vrai que c'est seulement la
Touraine.
N'empêche que demain, il sera certainement viré, le pauvre !
Vous nous dites que "la précarité n'a aucun rapport avec la constitution
européenne", alors pourquoi ne trouve t'on nulle trace du droit au travail, mais seulement "le droit de chercher du travail", nulle trace d'un salaire minimum ou tout du moins d'un système qui permettrait de
construire un salaire minimum plus tard ? C'est même le contraire, certains articles de cette constitution interdisent la construction d'un salaire minimum dans le futur.
La durée maximale du travail a été fixée en 1993 à 48 heures par semaine
avec une demande de dérogation proposée par la commission permettant d'aller
jusqu'à 65 heures !
Vous nous dites que "nous devrions être fiers de nos
valeurs", nous pensons que ce sont les
membres de la convention qui sont fiers des valeurs qu'ils ont gravés dans ce traité de constitution européenne, ce ne sont pas les Français qui sont fiers de ce travail, puisqu'ils sont en train de le rejeter en connaissance de cause.
Vous nous dites que "le problème textile Chinois actuel est
considéré comme du dumping et qu'une plainte était en cours de dépôt par
l'U.E.., alors que les Américains ont déjà déposé cette plainte depuis
un certain temps".
Où est le dumping, c'est bien l"OMC" qui a organisé cela, et c'est bien ce que les européens vont devoir avaler avec l'ultra
libéralisme de toute la partie III du traité que certains ont
retiré de la version de la constitution européenne vendue sous la forme d'un livre de
poche !
A ce sujet, il faudrait déposer une plainte contre cette version en livre de poche expurgée. Elle devrait être considérée comme illégale et comme une atteinte très grave à
la constitution européenne.
Rendez-vous compte, déjà on ne respecte pas la constitution, puisque certains se
permettent de la découper en la réduisant, mais c'est peut être
seulement une nouvelle censure ?
C'est pourtant ce livre de poche que nous propose le Ministre
Thierry Breton dans l'émission "100' minute pour
comprendre", très certainement par ce qu'il y manque toute la
partie III.
Vous nous dites que "le budget de l'U.E. ne subira pas d'augmentation" malgré l'entré des 10 derniers pays dans le total des 25 pays actuels.
Il faut dire que l'Angleterre refuse toute augmentation, alors que ce budget représente pour la France seulement 10 euros par français
et par an ; l'Angleterre serait-elle radine a ce point la ?
Pas d'euros en Angleterre, pas de fiscal, pas de social, pas de sous, c'est
Monsieur Blair qui le dit.
Il vaudrait mieux que les Anglais disent "non" à l'automne 2005 et qu'ils sortent
de l'Europe une bonne fois pour toute, car ils n'ont jamais vraiment étaient européen, ils ont
plutôt un pied en Amérique et l'autre sur leur île ou il ont d'ailleurs installé "ECHELON",
belle participation à l'Europe, s'il en est !
On pourrait leur demander de quitter l'Europe immédiatement pour traîtrise
envers l'Europe.
On pourrait aussi les remplacer par les Turcs le moment venu, si cela est possible.
"Si la Turquie à fait les progrès nécessaires" comme le Président Jacques Chirac nous le dit.
Vous nous dites "l'union fait la force", mais les bonnes règles aussi, et l'une d'elle est la séparation des pouvoirs dont nous n'avons pas entendu parler ce soir.
Nous n'avons pas entendu parlé non plus du fait que le parlement ai perdu son pouvoir principal, qui est celui de proposer les lois, c'est la commission européenne qui s'est emparée de ce droit,
ce qui est excessivement dangereux, puisque l'accumulation du législatif et de l'exécutif dans de mêmes mains est le plus court chemin
permettant de glisser vers le totalitarisme.
Nous n'avons pas non plus entendu parlé de ce pouvoir tant attendu par les citoyens européens à l'exemple de celui des citoyens Suisses ; nous parlons ici du droit des citoyens européens
de refuser ou de proposer une nouvelle loi et d'obliger la commission à l'étudier,
à la soumettre au Parlement pour l'appliquer ou l'annuler ensuite, ce qui n'est absolument pas le cas aujourd'hui
(voir le détail précis des mots de l'article I-47§4).
Aujourd'hui ce type de pétition ne peut uniquement concerner qu'une
proposition d'application de la constitution, mais pas une nouvelle
loi, ni son annulation, ni une demande de référendum européen.
Finalement, ce ne sont pas les réponses apportées par Monsieur le président Jacques Chirac qui vont donner au Français indécis, jeunes ou moins jeunes, l'envie de voter
oui, même le fait de savoir maintenant qu'il ne se retirera pas si
le non l'emporte.
13 avril 2005 :
Cette allocution n'a pas encore commencée qu'elle entraîne
déjà des débats difficiles chez les journalistes qui se sentent
évincés de ce débats médiatique.
D'autres signalent que ce débat ne sera pas correctement
équilibré sans la présence des journaliste et que d'autre part il
a
été réservé uniquement à TF1 et à une discussion entre
"jeunes".
Il est à noter que le choix des jeunes est un choix difficile lorsque
l'on sait que ces mêmes jeunes de 19 à 29 ans se sentent européens, mais
prévoient à leur grande majorité de votre non ! (sondage
Ipsos, le Figaro, Europe1)
(Voir
également notre sondage en ligne qui confirme cette tendance).
Dès le 15 avril 2005, nous vous ferons part de nos réflexions
sur ce débats.
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