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Aucune audience n'est prévue prochainement.
Il est vrai que le Juge Cros doit être le quatrième Juge en
charge de cette affaire pour laquelle une ou des commissions
rogatoires internationales ont été lancées.
"Pas de nouvelle, bonne nouvelle" dit-on.
Mais cette affaire sensible ne serait-elle pas en train de passer
dans le tiroir aux oubliettes ? alors qu'il en va de la santé des
français et que ni en France, ni en Belgique, ni en Allemagne les
citoyens n'ont été avertis officiellement !
Le Parquet a pourtant saisi le TGI de Créteil le 8 novembre 1999,
soit bientôt 6 ans !
Étrange n'est ce pas, surtout quand on sait que ces milliers de
tonnes de beurre étaient bien évidemment complètement traçable,
puisqu'elles ont été subventionnées par l'Union européenne à
plusieurs reprises, tant dans les processus de fabrication, que dans
la transformation, ou que dans la vente à l'exportation.
Beurre frelaté subventionné à la mafia
italienne
20 juin 2005 :
Décidément on nous fait manger n'importe quoi et il semble que
les bureaucrates et autre technocrates n'en aient particulièrement
rien à faire, ou pire encore, qu'ils cherchent à nous le cacher ou
nous le faire oublier.
En effet, plus personne ne parle de cette affaire.
Il s'agit de beurre frelaté très certainement impropre à la
consommation fabriqué à Naples en Italie par la mafia italienne.
Aucune instance de contrôle de qualité française, belge,
allemande ou européenne n'a pu bloquer ce beurre pendant plusieurs
années malgré de nombreuses subventions européennes.
C'est seulement grâce à une série de meurtres dans une usine de
beurre de Naples que le pot au rose à été découvert.
Vous trouverez ci-dessous le texte d'une intervention du député
Monsieur Noël Mamère, un document du MODEF
et un dernier document de l'OLAF
européenne qui prouve que certaines administrations se sont occupés
du problème mais pas les autres.
L'histoire commence donc par quelques meurtres de mafieux dans
une usine de beurre napolitaine.
Parmi ces mafieux, l'un deux, un repenti s'est mis à parler à la
police italienne avec tellement de détails qu'il semble qu'ils ont
du l'arrêter quand ce dernier s'est mis à citer toutes les grandes
sociétés laitières et alimentaires françaises, belges et
allemandes.
Ce beurre aurait été fabriqué pendant les années 1997, 1998
et 1999 à partir d'un tiers de vrai beurre et deux tiers d'huile de
coco et de graisse d'équarrissage, le tout amalgamé avec des
hydrocarbures.
De quoi vous faire vomir immédiatement surtout lorsque l'on apprend
que la graisse d'équarrissage n'est pas du suif, mais des graisses
fabriquées à partir de déchets de bovins (cervelles, moelle épinière,
colonnes vertébrales) qui sont normalement mis à l'écart à
l'abattage parce que susceptibles de porter des prions responsables
de la maladie de la vache folle.
Il est donc assez facile d'imaginer que ces 16.000 tonnes de
beurre frelaté ont pu être contaminé, ce qui ne peut nous
rassurer, quand on sait que les prions responsables de la
transmission de l'encéphalopathie spongiforme bovine (ESB)
sont pratiquement indestructible, même à très haute température.
Et pourtant 80% de ces quantités de beurre frelaté ont été
exportés vers la France et 20% vers l'Allemagne et la Belgique sans
que aucun de ces gouvernement ne fasse connaître à leur population
les risques de cette énorme arnaque aux subventions européennes
mais surtout de cette immense atteinte à la santé de leurs
citoyens.
Seuls les dirigeants des société Sodepral (Val-de-Marne) et de
Fléchard (Orne) ont été mis en examen pour « escroquerie en
bande organisée et fraude sur la qualité substantielle» par une
plainte du parquet du TGI de Créteil datée du 8 novembre 1999 soit
bientôt 6 ans (on croit réver !).
Aucune autre entreprise n'a été inquiétée alors que le repenti
de la mafia italienne a cité tous les grands groupes laitiers
La société Fléchard SA fournie les grands groupes laitiers comme
Yoplait, Candia et elle exporte aussi vers le Moyen-Orient ses spécialités
de beurres destinés à la pâtisserie industrielle et à la
biscuiterie et aussi des beurres mous réputés pauvres en cholestérol
et destinés à la reconstitution de lait à partir de poudre (les
butterghee).
Selon l'OLAF, le trafic a duré environ trois ans, grâce à la
complicité de de sociétés d'Italie du Nord, de sociétés françaises
dans la région parisienne et de sociétés belges ainsi que la
corruption de fonctionnaires de tous les niveaux.
15 février 2005 :
QUESTION POSÉE AU MINISTRE DE LA SANTÉ, PUBLIÉE AU J.O. LE
15/02/2005 P.1570
Monsieur Noël Mamère attire l’attention de Monsieur le ministre
des solidarités, de la santé et de la famille sur la question du
beurre frelaté en provenance d’Italie.
Entre 1997 et 1999, 16 000 tonnes de beurre ont été fabriquées
dans la région de Naples à partir d’un tiers de vrai beurre et
de deux tiers d’huile de coco et de graisses d’équarrissage.
Le tout amalgamé à l’aide d’hydrocarbures et de divers
produits chimiques.
Ces graisses ont été fabriquées à partir de déchets bovins -
cervelles, moelle épinière, colonnes vertébrales -, mis à l’écart
lors de l’abattage parce que susceptibles de porter des prions
responsables de la transmission de l’encéphalopathie spongiforme
bovine (ESB).
Or, 80 % de ce mauvais beurre a été exporté vers la France. La
plus grande partie de la marchandise a transité par l’entreprise
Sodepral (Val-de-Marne), missionnée par une entreprise de l’Orne,
Fléchard SA, qui fournit elle-même de grands groupes laitiers
comme Sodiaal.
La Commission européenne, après avoir été interrogée sur les
risques sanitaires liés à la consommation de produits fabriqués
avec ce beurre, a, convenant de l’existence des dangers
potentiels, renvoyé la responsabilité de l’alerte aux États
membres.
Il souhaite savoir quelles sont les mesures qu’il compte prendre
afin de prévenir les dangers dus à la consommation de ce beurre
frelaté.
http://www.noelmamere.org/article.php3?id_article=416
03 février 2005
Le Modef a accusé mercredi dans un communiqué deux sociétés
d'avoir fait entrer en France du beurre frelaté avec de
"l'huile de coco et de la graisse d'équarissage".
"Devant un scandale de cette ampleur" le MODEF (Confédération
nationale des syndicats d'exploitants agricoles), a affirmé dans
son communiqué qu'il "se réserve le droit de poursuivre les
auteurs de cette tuerie de paysans et de consommateurs".
Mercredi soir une dépêche de l'AFP indiquait qu' une instruction
judiciaire au sujet d'une possible introduction en France de beurre
italien frelaté est en cours au tribunal de grande instance de Créteil.
Cette instruction serait menée à la suite d'une commission
rogatoire internationale.
AM http://www.agrisalon.com/06-actu/article-14466.php
5 juillet 2000
L'OFFICE EUROPÉEN DE LUTTE ANTIFRAUDE (OLAF) POURSUIT SES ENQUÊTES
AVEC DIFFÉRENTES AUTORITÉS NATIONALES AU SUJET D'UNE FRAUDE
IMPLIQUANT DU BEURRE FRELATÉl
Suite à une première vague de contrôles sur place effectués en
juin 2000 par la Direction nationale Antimafia du procureur de
Naples, en coopération avec la Guardia di Finanza italienne (police
financière) et les autorités compétentes française et belge
(voir le communiqué de presse OLAF 07/2000 du 5 juillet 2000),
l'Office européen de lutte anti-fraude (OLAF) collabore activement
à diverses enquêtes nationales visant à détecter et poursuivre
un réseau criminel organisé responsable de fabriquer et de
distribuer du beurre frelaté sur le marché européen, portant
ainsi atteinte au budget communautaire. Comme l'a rapporté le
communiqué de presse 07/2000 du mois de juillet de cette année,
environ 70 enquêtes ont été menées au sein d'établissements
commerciaux et de domiciles privés à la fois en Italie, en France
et en Belgique. Tout le beurre frelaté y trouvé a été saisi.
La fraude fonctionnait de la façon suivante: durant plusieurs années
un certain nombre de sociétés basées en Italie a fabriqué du
beurre industriel utilisant des substances telles que la graisse
animale et des substances synthétiques. Ces sociétés ont par la
suite vendu ce "beurre" à des clients situés dans
d'autres États membres, plus particulièrement la France et la
Belgique. Suite à des enquêtes conduites dans les États membres,
il a été découvert qu'un certain nombre de cargaisons de beurre
frelaté ont été expédiées en Allemagne jusqu'à avril 1999.
Les clients des compagnies basées en Italie, qui sont d'habitude de
respectables commerçants et producteurs de beurre, ont été attirés
par les prix meilleur marché de ces produits et par les possibilités
d'obtenir davantage de gains grâce aux mesures communautaires
d'encouragement, soit d'élimination de marchandises, soit de
restitutions à l'exportation en ce qui concerne la graisse de
beurre.
Chaque année, la production européenne de beurre s'élève à
1.900.000 tonnes et plus de 700.000 tonnes de ce montant sont
subventionnées soit par des mesures d'intervention, des
restitutions à l'exportation ou par le stockage public ou privé.
Ces actions communautaires ont pour but de remédier à l'excédent
de beurre communautaire. Les remboursements stimulent les
exportations vers les pays tiers alors que les mesures
d'intervention visent à augmenter la consommation en encourageant
l'utilisation du beurre. Ces mesures coûtent respectivement 350
millions € (restitutions à l'exportation) et 600 millions €
(autres aides) par an.
La fraude en question est particulièrement grave puisqu'elle
utilise illégalement des ressources au détriment du budget
communautaire (perte estimée à plusieurs millions €) réduisant
ainsi l'efficacité des mesures communautaires dans ce domaine.
Les enquêteurs de l'OLAF prêtent actuellement assistance aux
autorités nationales cherchant la trace des utilisateurs finaux de
ce beurre suspecté d'altération, établissant la perte réelle
pour le budget européen et identifiant les personnes responsables
de la fraude. Une fois la responsabilité de cette fraude établie,
l'OLAF entend récupérer les sommes frauduleusement acquises
conformément aux dispositions nationales et européennes.
Une attention a été accordée à la protection des consommateurs
sans dévoiler les enquêtes en cours. Toutes les autorités compétentes
des États membres concernées par les cargaisons mises en cause,
ont été informées. Les analyses des experts effectuées jusqu'à
présent sur les produits saisis, exclut tout risque direct sur la
santé des consommateurs.
Bien que les enquêtes, comprenant plusieurs douzaines de sociétés
dans l'ensemble de l'Europe, mettront plusieurs mois à aboutir, une
organisation criminelle importante a été démantelée par les
autorités nationales de police en collaboration avec l'OLAF et des
plans d'action sont en cours de discussion afin d'élargir les
initiatives de contrôle à d'autres États membres.
Par conséquent, tout autre commentaire formulé par l'OLAF
concernant les enquêtes couvertes par le secret juridique des
autorités nationales constituerait une infraction à la loi de la
part de l'Office. L'OLAF n'est donc pas en mesure de formuler un tel
commentaire.
Conformément au règlement (CE) n° 1073/1099 du Parlement européen
et du Conseil du 25 mai 1999 concernant les enquêtes menées par
l'Office européen de lutte anti-fraude (OLAF), l'Office tient à répéter
que les informations transmises ou obtenues en cours d'enquête,
quelle que soit leur forme, sont soumises au secret professionnel.
Le dit règlement stipule que ces informations ne peuvent notamment
être communiquées à des personnes autres que celles qui, au sein
des institutions des Communautés européennes ou des États
membres, sont, par leur fonctions, appelées à les connaître ni être
utilisées à des fins différentes de la lutte contre la fraude,
contre la corruption et contre toute autre activité illégale.
M. Alessandro Butticé,
Porte-parole de l'Office européen de lutte anti-fraude (OLAF)
Tel : +32 (0)2 296.5425
Fax : +32 (0)2 299.8101
http://europa.eu.int/comm/anti_fraud/press_room/
Le texte ci-dessus semble avoir été retiré de la base de données
de presse de l'OLAF, nous n'arrivons plus à le retrouver.
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