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ALIMENTATION - 20 juin 2005

Beurre frelaté subventionné à la mafia italienne 

(lire la suite des articles )

24 juin 2005 (suite de l'article du 20 juin 2005) :
Nous avons réussi à joindre le bureau du Juge Cros au TGI de Créteil qui est actuellement en charge de l'instruction dans cette affaire.

Aucune audience n'est prévue prochainement.

Il est vrai que le Juge Cros doit être le quatrième Juge en charge de cette affaire pour laquelle une ou des commissions rogatoires internationales ont été lancées.
"Pas de nouvelle, bonne nouvelle" dit-on.

Mais cette affaire sensible ne serait-elle pas en train de passer dans le tiroir aux oubliettes ? alors qu'il en va de la santé des français et que ni en France, ni en Belgique, ni en Allemagne les citoyens n'ont été avertis officiellement ! 
Le Parquet a pourtant saisi le TGI de Créteil le 8 novembre 1999, soit bientôt 6 ans !
Étrange n'est ce pas, surtout quand on sait que ces milliers de tonnes de beurre étaient bien évidemment complètement traçable, puisqu'elles ont été subventionnées par l'Union européenne à plusieurs reprises, tant dans les processus de fabrication, que dans la transformation, ou que dans la vente à l'exportation.


Beurre frelaté subventionné à la mafia italienne

20 juin 2005 :
Décidément on nous fait manger n'importe quoi et il semble que les bureaucrates et autre technocrates n'en aient particulièrement rien à faire, ou pire encore, qu'ils cherchent à nous le cacher ou nous le faire oublier.
En effet, plus personne ne parle de cette affaire.

Il s'agit de beurre frelaté très certainement impropre à la consommation fabriqué à Naples en Italie par la mafia italienne.
Aucune instance de contrôle de qualité française, belge, allemande ou européenne n'a pu bloquer ce beurre pendant plusieurs années malgré de nombreuses subventions européennes.
C'est seulement grâce à une série de meurtres dans une usine de beurre de Naples que le pot au rose à été découvert.

Vous trouverez ci-dessous le texte d'une intervention du député Monsieur Noël Mamère, un document  du MODEF et un dernier document de l'OLAF européenne qui prouve que certaines administrations se sont occupés du problème mais pas les autres.

L'histoire commence donc par quelques meurtres de mafieux dans une usine de beurre napolitaine.
Parmi ces mafieux, l'un deux, un repenti s'est mis à parler à la police italienne avec tellement de détails qu'il semble qu'ils ont du l'arrêter quand ce dernier s'est mis à citer toutes les grandes sociétés laitières et alimentaires françaises, belges et allemandes.

Ce beurre aurait été fabriqué pendant les années 1997, 1998 et 1999 à partir d'un tiers de vrai beurre et deux tiers d'huile de coco et de graisse d'équarrissage, le tout amalgamé avec des hydrocarbures.
De quoi vous faire vomir immédiatement surtout lorsque l'on apprend que la graisse d'équarrissage n'est pas du suif, mais des graisses fabriquées à partir de déchets de bovins (cervelles, moelle épinière, colonnes vertébrales) qui sont normalement mis à l'écart à l'abattage parce que susceptibles de porter des prions responsables de la maladie de la vache folle.

Il est donc assez facile d'imaginer que ces 16.000 tonnes de beurre frelaté ont pu être contaminé, ce qui ne peut nous rassurer, quand on sait que les prions responsables de la transmission de l'encéphalopathie spongiforme bovine (ESB) sont pratiquement indestructible, même à très haute température.

Et pourtant 80% de ces quantités de beurre frelaté ont été exportés vers la France et 20% vers l'Allemagne et la Belgique sans que aucun de ces gouvernement ne fasse connaître à leur population les risques de cette énorme arnaque aux subventions européennes mais surtout de cette immense atteinte à la santé de leurs citoyens.

Seuls les dirigeants des société Sodepral (Val-de-Marne) et de Fléchard (Orne) ont été mis en examen pour « escroquerie en bande organisée et fraude sur la qualité substantielle» par une plainte du parquet du TGI de Créteil datée du 8 novembre 1999 soit bientôt 6 ans (on croit réver !).
Aucune autre entreprise n'a été inquiétée alors que le repenti de la mafia italienne a cité tous les grands groupes laitiers 
La société Fléchard SA fournie les grands groupes laitiers comme Yoplait, Candia et elle exporte aussi vers le Moyen-Orient ses spécialités de beurres destinés à la pâtisserie industrielle et à la biscuiterie et aussi des beurres mous réputés pauvres en cholestérol et destinés à la reconstitution de lait à partir de poudre (les butterghee).

Selon l'OLAF, le trafic a duré environ trois ans, grâce à la complicité de de sociétés d'Italie du Nord, de sociétés françaises dans la région parisienne et de sociétés belges ainsi que la corruption de fonctionnaires de tous les niveaux.

15 février 2005 :
QUESTION POSÉE AU MINISTRE DE LA SANTÉ, PUBLIÉE AU J.O. LE 15/02/2005 P.1570
 
Monsieur Noël Mamère attire l’attention de Monsieur le ministre des solidarités, de la santé et de la famille sur la question du beurre frelaté en provenance d’Italie.
Entre 1997 et 1999, 16 000 tonnes de beurre ont été fabriquées dans la région de Naples à partir d’un tiers de vrai beurre et de deux tiers d’huile de coco et de graisses d’équarrissage.
Le tout amalgamé à l’aide d’hydrocarbures et de divers produits chimiques.
Ces graisses ont été fabriquées à partir de déchets bovins - cervelles, moelle épinière, colonnes vertébrales -, mis à l’écart lors de l’abattage parce que susceptibles de porter des prions responsables de la transmission de l’encéphalopathie spongiforme bovine (ESB).
Or, 80 % de ce mauvais beurre a été exporté vers la France. La plus grande partie de la marchandise a transité par l’entreprise Sodepral (Val-de-Marne), missionnée par une entreprise de l’Orne, Fléchard SA, qui fournit elle-même de grands groupes laitiers comme Sodiaal.
La Commission européenne, après avoir été interrogée sur les risques sanitaires liés à la consommation de produits fabriqués avec ce beurre, a, convenant de l’existence des dangers potentiels, renvoyé la responsabilité de l’alerte aux États membres.
Il souhaite savoir quelles sont les mesures qu’il compte prendre afin de prévenir les dangers dus à la consommation de ce beurre frelaté.
http://www.noelmamere.org/article.php3?id_article=416


03 février 2005 
Le Modef a accusé mercredi dans un communiqué deux sociétés d'avoir fait entrer en France du beurre frelaté avec de "l'huile de coco et de la graisse d'équarissage". 
"Devant un scandale de cette ampleur" le MODEF (Confédération nationale des syndicats d'exploitants agricoles), a affirmé dans son communiqué qu'il "se réserve le droit de poursuivre les auteurs de cette tuerie de paysans et de consommateurs".
Mercredi soir une dépêche de l'AFP indiquait qu' une instruction judiciaire au sujet d'une possible introduction en France de beurre italien frelaté est en cours au tribunal de grande instance de Créteil.
Cette instruction serait menée à la suite d'une commission rogatoire internationale. 
AM http://www.agrisalon.com/06-actu/article-14466.php

5 juillet 2000
L'OFFICE EUROPÉEN DE LUTTE ANTIFRAUDE (OLAF) POURSUIT SES ENQUÊTES AVEC DIFFÉRENTES AUTORITÉS NATIONALES AU SUJET D'UNE FRAUDE IMPLIQUANT DU BEURRE FRELATÉ
l
Suite à une première vague de contrôles sur place effectués en juin 2000 par la Direction nationale Antimafia du procureur de Naples, en coopération avec la Guardia di Finanza italienne (police financière) et les autorités compétentes française et belge (voir le communiqué de presse OLAF 07/2000 du 5 juillet 2000), l'Office européen de lutte anti-fraude (OLAF) collabore activement à diverses enquêtes nationales visant à détecter et poursuivre un réseau criminel organisé responsable de fabriquer et de distribuer du beurre frelaté sur le marché européen, portant ainsi atteinte au budget communautaire. Comme l'a rapporté le communiqué de presse 07/2000 du mois de juillet de cette année, environ 70 enquêtes ont été menées au sein d'établissements commerciaux et de domiciles privés à la fois en Italie, en France et en Belgique. Tout le beurre frelaté y trouvé a été saisi.

La fraude fonctionnait de la façon suivante: durant plusieurs années un certain nombre de sociétés basées en Italie a fabriqué du beurre industriel utilisant des substances telles que la graisse animale et des substances synthétiques. Ces sociétés ont par la suite vendu ce "beurre" à des clients situés dans d'autres États membres, plus particulièrement la France et la Belgique. Suite à des enquêtes conduites dans les États membres, il a été découvert qu'un certain nombre de cargaisons de beurre frelaté ont été expédiées en Allemagne jusqu'à avril 1999.

Les clients des compagnies basées en Italie, qui sont d'habitude de respectables commerçants et producteurs de beurre, ont été attirés par les prix meilleur marché de ces produits et par les possibilités d'obtenir davantage de gains grâce aux mesures communautaires d'encouragement, soit d'élimination de marchandises, soit de restitutions à l'exportation en ce qui concerne la graisse de beurre.

Chaque année, la production européenne de beurre s'élève à 1.900.000 tonnes et plus de 700.000 tonnes de ce montant sont subventionnées soit par des mesures d'intervention, des restitutions à l'exportation ou par le stockage public ou privé. Ces actions communautaires ont pour but de remédier à l'excédent de beurre communautaire. Les remboursements stimulent les exportations vers les pays tiers alors que les mesures d'intervention visent à augmenter la consommation en encourageant l'utilisation du beurre. Ces mesures coûtent respectivement 350 millions € (restitutions à l'exportation) et 600 millions € (autres aides) par an.

La fraude en question est particulièrement grave puisqu'elle utilise illégalement des ressources au détriment du budget communautaire (perte estimée à plusieurs millions €) réduisant ainsi l'efficacité des mesures communautaires dans ce domaine.

Les enquêteurs de l'OLAF prêtent actuellement assistance aux autorités nationales cherchant la trace des utilisateurs finaux de ce beurre suspecté d'altération, établissant la perte réelle pour le budget européen et identifiant les personnes responsables de la fraude. Une fois la responsabilité de cette fraude établie, l'OLAF entend récupérer les sommes frauduleusement acquises conformément aux dispositions nationales et européennes.

Une attention a été accordée à la protection des consommateurs sans dévoiler les enquêtes en cours. Toutes les autorités compétentes des États membres concernées par les cargaisons mises en cause, ont été informées. Les analyses des experts effectuées jusqu'à présent sur les produits saisis, exclut tout risque direct sur la santé des consommateurs.

Bien que les enquêtes, comprenant plusieurs douzaines de sociétés dans l'ensemble de l'Europe, mettront plusieurs mois à aboutir, une organisation criminelle importante a été démantelée par les autorités nationales de police en collaboration avec l'OLAF et des plans d'action sont en cours de discussion afin d'élargir les initiatives de contrôle à d'autres États membres.

Par conséquent, tout autre commentaire formulé par l'OLAF concernant les enquêtes couvertes par le secret juridique des autorités nationales constituerait une infraction à la loi de la part de l'Office. L'OLAF n'est donc pas en mesure de formuler un tel commentaire.

Conformément au règlement (CE) n° 1073/1099 du Parlement européen et du Conseil du 25 mai 1999 concernant les enquêtes menées par l'Office européen de lutte anti-fraude (OLAF), l'Office tient à répéter que les informations transmises ou obtenues en cours d'enquête, quelle que soit leur forme, sont soumises au secret professionnel. Le dit règlement stipule que ces informations ne peuvent notamment être communiquées à des personnes autres que celles qui, au sein des institutions des Communautés européennes ou des États membres, sont, par leur fonctions, appelées à les connaître ni être utilisées à des fins différentes de la lutte contre la fraude, contre la corruption et contre toute autre activité illégale.

M. Alessandro Butticé,
Porte-parole de l'Office européen de lutte anti-fraude (OLAF) 
Tel : +32 (0)2 296.5425 
Fax : +32 (0)2 299.8101
http://europa.eu.int/comm/anti_fraud/press_room/
Le texte ci-dessus semble avoir été retiré de la base de données de presse de l'OLAF, nous n'arrivons plus à le retrouver.

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  • http://www.europarl.europa.eu/2008-false/default_fr.htm : Adoption d'une déclaration écrite sur les "abus de pouvoir des grands supermarchés".
  • http://www.altermonde-sans-frontiere.com/article4988 : A lire ABSOLUMENT pour tout ceux qui sont encore pour les OGM : L’« arche de Noé végétale » en Arctique - Bill Gates, Rockefeller et les géants des OGM savent quelque chose que nous ignorons - Les OGM pourront-ils servir d'arme de guerre biologique ? la réponse est OUI, très certainement et peut-être pire encore.
  • http://www.univers-nature.com/signez/?code=cat - PETITION : Libérons les semences
  • http://www.chemicalreaction.org/
  • http://www.vigitox.org - 100 000 molécules chimiques industrielles sont en libre circulation dans nos produits de consommation sans évaluation de leur toxicité pour l'homme et l'environnement.
  • http://www.60millions-mag.com/
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    Etablissement public de l'Etat placé sous la tutelle des ministères de la Santé, de l'Agriculture et de la Consommation, l'Afssa a été créée le 1er avril 1999 en application de la loi du 1er juillet 1998 relative à la veille sanitaire et à la surveillance des produits destinés à l'homme.
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